Association Pomme Cannelle

Association Pomme Cannelle
Namasté,
Bienvenue sur le site de l'Association Pomme Cannelle.

APC est née de rencontres, entre 1997 et 2001,
avec les enfants des rues dans le quartier de Basantapur a Katmandou (Népal).

APC est une association française d'intérêt général,
loi 1901, déclarée a la préfecture de la Vendée le 6 septembre 2001.

Aujourd'hui, les activités de APC vers le Népal sont clairement identifiées,
avec des équipes, une organisation et des ressources adaptées à ces missions.

# Posté le samedi 13 octobre 2007 08:53

Parrainer un enfant

Parrainer un enfant
LE PARRAINAGE, un geste qui compte

Il nous est indispensable de pouvoir compter sur un nombre suffisant de donateurs particuliers et fidèles pour remplir nos missions et donner vie à nos nombreux projets en faveur des enfants les plus démunis de Katmandou.

APC propose un système de parrainage à la mesure de vos moyens.
Ainsi, il existe 3 possibilités (*) :


- 15 ¤ / mois : avec cette somme, nous prenons en charge un enfant des foyers de Balkendra ou Kalimati.

- 30 ¤ / mois : avec somme, nous prenons en charge deux enfants des foyers de Balkendra ou Kalimati, ou un enfant du foyer Poonhill (hors scolarisation).

- 50 ¤ / mois : avec cette somme, nous prenons en charge un enfant du foyer Poonhill (hébergement et scolarisation).


# Posté le samedi 13 octobre 2007 08:56

les enfants des rues de Katmandou

les enfants des rues de Katmandou
Qui sont-ils?

Par définition un enfant des rues est un enfant qui a fait de la rue son univers. Toutefois, il est indispensable de faire la distinction entre “les enfants dans la rue” et “les enfants des rues”.

Les enfants dans la rue sont davantage des enfants qui traînent la journée dans les rues. Généralement ils rentrent le soir dans leur famille pour y dormir. Ces enfants ne sont pas ou plus scolarisés, par manque d'argent ou d'intérêt de la part de la famille. Même si les écoles publiques sont gratuites jusqu'au primaire au Népal, la scolarité coûte une certaine somme entre l'uniforme, les livres, les fournitures scolaires, les examens de fin d'année... Certaines familles, qui ont peine à surmonter leurs difficultés quotidiennes, et ont déjà du mal à payer leur nourriture et leur loyer, ne peuvent pas se permettre de dépenses supplémentaires, et n'ont pas non plus de temps à consacrer à leurs enfants. Pour ces raisons, certains enfants, parfois très jeune (dès 5 ans), n'ont plus d'occupation la journée et traînent la plupart du temps dans la rue avec les copains.

Cette situation précède souvent la situation des “enfants des rues” qui ont quant à eux déjà coupé les liens avec la famille.

Ces enfants des rues, appelés “Kathey” par les népalais, vivent définitivement dans la rue. Ils ont fait de la rue leur monde et des copains leur famille. Ils gardent très peu voire aucun contact avec leur famille, qui pour une grande majorité habite dans les villages avoisinants. Ces enfants sont alors totalement livrés à eux-mêmes. Ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour subvenir à leurs besoins, et ce malgré leur âge. Pour cela, ils vont donc user de différents moyens pour gagner un minimum d'argent, se nourrir et se divertir.


Origine des enfants des rues

Un enfant des rues est un enfant ayant coupé les liens avec sa famille. Souvent il était déjà auparavant livré à lui-même durant la journée, traînant dans les rues avec son groupe de copains. Les parents ne se souciaient alors plus de son éducation, par choix ou par incapacité.

Il existe différentes raisons interdépendantes qui amènent l'enfant à quitter définitivement sa famille pour le monde de la rue, à savoir: l'alcoolisme des parents, la maladie, l'extrême pauvreté, le nombre élevé d'enfants, la mort d'un des parents et le remarriage de celui qui reste...

Petit à petit, fuyant les problèmes familiaux, l'enfant va passer de plus en plus de temps à l'extérieur, dans la rue, où la vie est plus attrayante. Dans la rue ils n'ont pas de contraintes, d'obligations, ils peuvent rester toute la journée jouer avec leurs copains. Ils vont alors trouver dans ce groupe ce qu'ils ne trouvent plus auprès de leurs parents et de leur famille, c'est à dire le sentiment d'appartenir à une famille, à un “groupe”, l'attachement réciproque, l'entraide, ...

La frontière entre rester la journée dans la rue et y vivre définitivement devient de plus en plus minime et fragile. Un jour l'enfant va préférer quitter sa famille, qui ne se préoccupe plus de lui, pour retrouver ses copains. La rue va alors devenir sa nouvelle maison et les copains sa nouvelle famille.


La vie de l'enfant des rues

Même si pour l'enfant la rue est synonyme de liberté et de jeux, une fois que l'on y vit il faut se débrouiller par ses propres moyens pour survivre, c'est à dire se nourrir et trouver un endroit pour dormir.

Plusieurs solutions s'offrent à lui: mendier, voler, se prostituer, ou collecter le plastique pour le revendre ensuite ; ce que la plupart des enfants de Katmandou font. Un kilo de plastique se revend 10 à 15 roupies. Ainsi, plusieurs fois par jour ils arpentent les rues et cherchent dans les ordures pour récupérer tout objet en plastique. Généralement ils y vont à plusieurs et mettent ensuite en commun ce qu'ils ont récupérés.

Une grande majorité des enfants des rues vivent en groupe dans un lieu qu'ils se sont appropriés. Très souvent ils l'aménagent pour avoir un minimum de confort. Ainsi, les enfants vivant à Bhogal Park (au centre de Katmandou) se sont construits un abri avec des bâches entre deux arbres pour se protéger des intempéries ainsi que des regards des passants. Malgré le fait de dormir dehors dans un parc, ils ne sont pas totalement “désorganisés” et exempts d'un minimum de confort et de propreté. Ils arrivent ainsi par moment qu'ils se mettent à balayer «leur» parc pour ramasser les papiers et autres ordures. De la même manière, ils font leurs besoins dans un endroit bien précis, un minimum éloigné de leur habitat. D'autres enfants, souvent n'appartenant pas un groupe précis, peuvent dormir sous les temples.

Avec l'argent qu'ils arrivent à collecter par la vente du plastique récolté après quelques heures de travail (100 à 150 roupies), ils ont en général assez pour se nourrir convenablement, un Dal Bhat coûtant environ 20 roupies. Le malheur est que la plupart d'entre eux utilisent cet argent non pour manger, ou s'habiller, mais en priorité pour s'acheter cigarettes, hashish, alcool...qu'ils consomment en quantité, ainsi que de la glue qu'ils mettent dans un petit sachet pour ensuite la “sniffer”. Ce produit, bon marché et facile d'accès, qu'ils consomment à longueur de journée, leur fait oublier leur réalité et leur condition de vie.

Ces enfants ont développé pour la plupart un fort esprit communautaire ainsi qu'une relation d'entraide. Cependant, cela ne les empêche pas d'être à la fois très durs entre eux. Ils se bagarrent énormément. Dans la plupart des cas c'est pour jouer, mais ce peut être aussi pour de réelles motivations. Quelques fois cela se termine à l'hôpital en raison de la forte violence.

Toutefois la violence tient une place particulière au Népal. Elle n'est pas proscrite et mal perçue comme dans nos pays occidentaux. Que ce soit les parents, les professeurs ou encore les policiers, tous usent souvent de la violence. De ce fait il peut arriver lorsque des enfants se bagarrent que les passants s'arrêtent et regardent en souriant sans même intervenir. Ils se bagarrent au même titre qu'ils jouent aux billes ou aux cartes.

Très souvent, comme dans tout groupe, se trouve un leader. C'est habituellement celui qui est le plus âgé et le plus fort qui prend ce rôle. Il prend alors les décisions. Egalement il peut demander l'argent des plus jeunes, ou même les racketter. Ces derniers obtempèrent sous peine de se faire exclure du groupe ou de se faire battre. Très souvent ils acceptent cette condition voyant cela comme une obligation.

Il existe une vraie culture propre à la vie dans la rue. L'une des principales valeurs est d'être libre et exempt de toute contrainte envers la société. Ils ne doivent de compte à personne, excepté au leader du groupe. Ils s'accordent tout et tout leur est permis.

Comme la rue est leur monde, ils la connaissent très bien, savent tout ce qui s'y passe et en maîtrisent toutes les ficelles. Ils sont généralement très débrouillards et autonomes dès lors qu'ils sont plongés dans ce milieu. C'est leur seul moyen de survivre.

De ce fait, ils savent également user et profiter des différentes ONG en tirant parti de ce qu'elles peuvent leur proposer: ici un refuge, là de la nourriture, ailleurs des activités et loisirs.... Il arrive très souvent que ces enfants naviguent entre plusieurs associations sans jamais intégrer véritablement l'une d'entre elle.

Il est très difficile de sortir un enfant de la rue. D'une part car cela demande une importante et difficile réadaptation (difficulté qui s'intensifie avec le nombre d'années restées dans la rue), et d'autre part parce que cela signifie pour l'enfant perdre la totale liberté dont il jouit et qui est devenue son unique trésor.


Les failles de la rue

Lorsqu'il vit dans la rue, l'enfant se trouve exposé à de nombreux dangers extérieurs. Leur vie et leur situation étant très précaires ils peuvent vite basculer dans ses nombreuses failles.

En tout premier lieu, à la fois pour oublier leur condition de vie mais aussi parce qu'ils y sont influencés, ils usent de produits addictifs tels que la cigarette, la glue, l'alcool ou encore la Marijuana. Dès leur plus jeune âge ils peuvent être totalement dépendants de ces produits, et cette dépendance rend leur réinsertion très difficile, voire dans certains cas impossible.

D'autre part pour gagner davantage d'argent, ou parce qu'ils y ont été poussés, certains vont se prostituer. Souvent c'est auprès des touristes, mais il est souvent difficile de savoir comment et où les rencontres s'opèrent.

Une fois pris dans cet engrenage il devient difficile à l'enfant de pouvoir espérer une autre vie. Il devient très vite dépendant et prisonnier de son mode de vie. Sans aide, ni soutien et accompagnement il est rare qu'un enfant réussisse par lui-même à sortir de ce monde, qu'il retourne à l'école, trouve un travail et un logement.


L'enfant des rues carencé en amour

Lorsque l'enfant quitte le foyer familial, c'est parce qu'il ne s'y sent pas bien, qu'il se sent rejeté. Même lorsqu'il n'a qu'un pied dans la rue, il est déjà très souvent livré à lui-même, sans plus vraiment recevoir une éducation de ses parents et de sa famille. Ainsi, il ne bénéficie plus de protection et ne reçoit plus d'amour; pourtant objet indispensable permettant à tout enfant de se construire et se développer.

Ce sentiment d'amour promu par les parents permet à l'enfant de se sentir en sécurité et en confiance parce que justement il se sent aimé. Sans cet amour et cet intérêt, il va grandir en ayant le sentiment de ne pas être désiré, d'être de trop ou “inutile”. Il va développer une mésestime de lui-même pensant qu'il ne peut rien réussir car personne ne s'est intéressé à lui ou ne lui a fait confiance.

Ces enfants souffrent alors de carences d'amour. Ils ne savent pas ce que c'est que d'être aimé, être l'objet d'intérêt de quelqu'un, être valorisé.

Les enfants des rues ont à la fois besoin de cet amour, de cet intérêt, et en même temps ils en ont peur car cela renvoie chez eux à une expérience très douloureuse. Il leur est difficile de pouvoir avoir confiance en l'adulte parce que dernier représente justement la souffrance, entre des parents indifférents et les autres adultes de la rue, profitant le plus souvent de leur situation.


Quelle réponse?

Cette question reste d'actualité car sinon le problème serait endigué et il n'y aurait plus d'enfants dans les rues.

Il est difficile de savoir exactement ce qui pourrait permettre à tel enfant de sortir de ce monde. Il n'y a pas de recettes miracles, notamment parce que chaque enfant est différent, unique, avec sa propre histoire, et n'a donc pas les mêmes besoins, ne nécessite pas la même aide. L'enfant des rues n'est pas seulement un «enfant des rues». C'est un être entier, complexe, avec une histoire, un passé, une souffrance, des attentes et des rêves qui n'appartiennent qu'à lui.

Toutefois, ce qui reste commun à tous ces enfants c'est la nécessité de retrouver une relation continue, fiable et solide, avec un adulte. Une relation qui lui permette de sentir aimé, valorisé. Grâce à ce lien il pourra petit à petit, souvent après beaucoup de temps, reprendre confiance en lui, et commencer à croire à une autre vie. C'est pour l'adulte, l'éducateur de rue, un travail extrêmement délicat, qui demande un soutien et un investissement important tant cette transition demeure pour l'enfant difficile et douloureuse.

# Posté le samedi 13 octobre 2007 09:02

Missions et objectifs

Missions et objectifs
Les enfants ayant vécu dans la rue peuvent difficilement intégrer un foyer
traditionnel ou retourner dans leur famille sans passer par une période de
réadaptation. Elle sera plus ou moins longue et difficile selon le vécu de chacun.
Toute structure ayant pour vocation d'aider ces enfants à sortir de la rue se doit
donc de respecter le parcours individuel de chacun, afin d'être capable de les
accueillir, progressivement, et par étapes.

Enfants en rupture, en situation de survie, sauvages, violents ou victimes, enfants
délaissés, livrés à eux mêmes, tous témoignent du même désir d'être reconnus,
écoutés, et aimés. C'est en restant au plus proche des enfants, et à leur écoute,
qu'APC a mis en place au fil des années les structures d'accueil intermédiaires
adaptées aux situations et besoins divers des enfants rencontrés. Ces structures
ad hoc, «humaines», où la relation entre l'enfant et l'adulte joue un rôle essentiel,
ont déjà prouvé leur efficacité, et continueront de s'améliorer, avec le temps, et le
soutien de tous ceux qui, en France et ailleurs, nous font confiance.

Avec l'ouverture du foyer Poonhill, en 2001, il s'agissait de répondre à une situation
d'urgence en offrant à un petit groupe d'enfants des rues en situation de danger extrême
un environnement familial sécurisé qu'ils avaient perdu.

Mais cette réponse est vite apparue insuffisante. Une action de prévention
s'imposait auprès du grand nombre d'enfants, souvent très jeunes, qui, livrés à eux-mêmes
par la grande pauvreté de leurs parents, pouvaient être tentés de couper les
derniers liens familiaux pour basculer dans la culture de la rue. De ce constat est né en 2003
Balkendra.

Certains enfants sont trop âgés pour être scolarisés et doivent être guidés
vers une activité professionnelle en mesure d'assurer leur autonomie.
Ceux qui auront été scolarisés ne seront pas tous capables de trouver dans
leur environnement les conditions d'une activité professionnelle satisfaisante.
Pour aller jusqu'au bout de notre engagement auprès de ces enfants,
il fallait donc les aider à construire un projet de vie incluant une formation
professionnelle et une aide à la création d'une activité indépendante
ou un placement. Nos réponses s'appellent ici Kalimati et Biya.

# Posté le samedi 13 octobre 2007 09:04

Fonctionnement et ressources

Fonctionnement et ressources
Fonctionnement:


- Structure métropolitaine:

6 personnes, dont les fondateurs, composent le bureau en Vendée
et se partagent les tâches.
JC. Lafoux, président,
A. Foucher , resp. activités Vietnam,
A. Lafoux, trésorière (*)
H. Lafoux, secrétaire, coordinateur des activités au Népal,
J. Camuzard, gestion des parrainages,
Th. Hervé, représentant le groupe de soutien nantais (cherpas@free.fr).

(*) Annick Lafoux (retraitée, lafoux@pommecannelle.org) est responsable
de la logistique : collecte de vêtements et médicaments et contact
avec les convoyeurs occasionnels, randonneurs se rendant au Népal ;
relation avec les bénévoles désireux de participer à l'animation
des foyers, trésorerie...

Cette structure fonctionne sur la base du bénévolat: ni rémunération,
ni participation aux frais de voyages, courrier ou autres. Les ressources
de APC France sont entièrement dédiées aux opérations sur place.



- Structure autochtone:
Nous accordons une grande attention à la participation effective des habitants locaux et APC emploie, à temps complet ou partiel, plus de 30 personnes de nationalité népalaise: responsables des foyers, éducateurs, animateurs socioculturels, cuisinières, éducateurs de rue... Seuls ces collaborateurs sans qui rien n'aurait été possible, sont rémunérés et indemnisés, aux conditions locales.

APC Népal est une ONG officiellement reconnue par le gouvernement népalais et possède son propre site web : www.apc-nepal.org



Ressources:


Donateurs individuels et parrains ont constitué avec les fondateurs les principaux soutiens financiers stables dès les premiers jours, et assurent encore environ la moitié des ressources.

Depuis mai 2003, APC est le partenaire au Népal de «Groupe Développement»,
une ONG spécialisée dans le soutien de projets au profit des enfants des rues
et antenne francaise d'ECPAT. C'est grâce à ce partenariat qu'APC a pu mettre en place, au cours des dernières années, les structures d'accueil et d'orientation qui manquait à son action.

La pérennité de notre présence passe par le développement du nombre
de parrains qui doivent, à terme, prendre le relais des soutiens institutionnels
dont la vocation est surtout d'aider au lancement de projets.

La fiscalité française devenue en 2005 encore plus favorable, avec 75% de déductions possibles, devrait nous permettre de trouver ces ressources stables, à la fois chez les particuliers et auprès d'entreprises qui peuvent faire du soutien d'un tel projet un support de leur communication interne.


Echange/coopération:


De Katmandu à Lima, de Calcutta à Cotonou, les mêmes causes produisent
les mêmes effets pour les populations en danger en particulier pour les enfants.
Si le diagnostic est souvent identique, les solutions sont aussi très proches.
APC entretient des relations privilégiées avec d'autres organisations
qui accueillent et protègent la population la plus exposée, soit les enfants
des rues. Vous trouverez en annexe des liens vers quelques unes de
ces organisations.


[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 13 octobre 2007 09:06